Julien et Jean-François, le père et le fils.

Julien et Jean-François, le père
et le fils.

Il est de moins en moins fréquent de voir s’allumer un fournil de boulangerie artisanale. À l’angle de la rue du collège et du stade, Al pa cramat est dans la continuité de ce que faisait Armand Campos, dans la boulangerie de la rue du Comte, qui a baissé le rideau en avril 2017. On retrouve au fournil Jean- François, formé par Armand Campos et son fils Julien, petit- fils d’Armand, qui veille encore sur le pétrin et le fournil. « J’ai commencé en 1991, c’est Armand qui m’a appris le métier, je suis resté 26 ans chez lui. C’était convivial. Il avait la patience de tout expliquer et j’applique ici ce qu’il m’a appris. Il est précieux, ça soulage de le voir arriver. On sait qu’on peut compter sur lui », explique Jean-François. « C’est sympa de continuer à faire vivre la boulangerie artisanale. Depuis tout petit je suis dedans. Je m’amusais à faire de la pâte. J’ai commencé en famille, car j’aime bien cette ambiance », ajoute Julien, fils et petit-fils de boulanger. La première fournée était attendue avec impatience : « Il y a eu une certaine émotion. En plus refaire le même pain qu’Armand… Je voulais le faire, surtout à cet endroit. Le cadre me plaît. On n’est pas loin de la piscine et du collège et il y a le parking. Je me suis montré patient pour trouver le bon endroit. » Un petit coin qui a retrouvé l’odeur blonde du bon pain, du croissant chaud, du tourteau à l’’anis et des fougasses aux fruits, version Campos. « C’est pour mon fils que je le fais, à 50 ans j’aurais pu devenir ouvrier, explique Jean-François, mais sachant qu’il est derrière… Je suis confiant, car je vois que les gens adhèrent au pain artisanal. » 

L’Indépendant – O. A.