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Le débat d’orientation budgétaire 2019 était à l’ordre du jour du dernier conseil municipal. C’est une obligation pour les villes de plus de 3 500 habitants. « Le vote du budget doit être précédé dans les deux mois d’un DOB. Lequel nous permet de prendre connaissance des données comptables et de nous prononcer sur l’évolution budgétaire 2019 » précisait en liminaire le maire William Burghoffer.

« De bons élèves »

Une situation budgétaire qui souligne l’évolution positive des finances communales. « Le ratio de désendettement qui indique le nombre d’années nécessaires pour éteindre totalement la dette par l’affectation totale de l’épargne brute annuelle, s’établit depuis 4 ans dans ce que l’on appelle la zone verte, que les experts situent à moins de sept ans. Il est passé de 16,4 années en 2015, à 2,8 en 2018 et 1,6 en 2019. Ceci grâce à notre épargne brute qui a augmenté de 500 % en 2014, passant de 250 000 € à 1 604 805 €. Le bilan 2018 fait apparaître une capacité d’autofinancement positive et notre taux d’épargne brute est de 24,9 %, sachant qu’un taux satisfaisant se situe entre 8 et 15 %. Il faut se le mettre dans la tête. C’est difficile à croire. Nous sommes de bons élèves », soulignait le premier magistrat. L’épargne nette, ce qui reste à la commune le 1er janvier pour investir, déduction faite des engagements obligatoires y compris les emprunts, est repartie à la hausse. « L’épargne nette qui était je le rappelle, négative en 2014, s’élève en 2018 à 1 201 142 € ».

Et le premier magistrat d’ajouter : « Ce bon budget ne s’est pas fait au détriment du personnel, ni au détriment des subventions attribuées aux associations, ni au détriment du contribuable car nous n’avons pas augmenté les impôts depuis 2016. Nous n’avons pas voulu utiliser les trois leviers suggérés par la Cour des comptes pour en préférer trois autres : une réorganisation de notre fonctionnement, la généralisation des marchés publics et la recherche systématique de subventions pour financer nos investissements : 80 000 € en 2014, 370 000 € en 2018 ».

Il évoquait ensuite les budgets de l’eau et de l’assainissement : « Qui s’équilibrent sans augmentation de la redevance, alors que de gros investissements continuent dans le centre-ville pour un budget de 500 000 € hors taxe. C’est la première tranche d’un programme quinquennal de 2 500 000 € ».

Une période record pour ce marathon financier parcouru de 2014 à 2018, puisque la capacité d’autofinancement est passée de – 203 259 € à 1 201 142 € ; la capacité d’investissement de 0 € à 2 000 000 €.

« Nous avons aujourd’hui répondu au-delà des préconisations de la Cour des comptes. On peut être fier car c’est une équipe qui a travaillé. Cela a été la volonté d’un mandat et d’une équipe. La directrice générale des services Marianne Brunet en a été la clef de voûte. Seul on va vite mais ensemble on va plus loin. On a mis cinq ans, un mandat ».

La rénovation du bâtiment d’accueil des Orgues, la Casa Samsó, la dernière tranche de vidéo protection sur le Foirail, la réalisation du bâtiment de la police municipale, le lancement d’un programme de restauration de l’Hospice, la toiture de l’église, la fin de l’éclairage public, les travaux pour compte d’un tiers en cas de périls, pour lesquels la municipalité a provisionné 80 000 € ; le programme de l’école Pasteur, l’aménagement de sécurité de la rue Jean-Baptiste Moynier, avec la réalisation d’un cheminement doux. « Le montant de ce programme représente 2 969 910 € et nous avons d’ores et déjà 564 000 € de subventions nouvelles. Je rappelle que le coût du centre technique municipal sera pris en charge par la vente du bâtiment actuel et une participation de l’aménageur de la Zone d’aménagement concertée ».