Dix-huit ans déjà que l’Art des jardins cultive sa différence avec ses jardiniers et pépiniéristes qui tirent vers le haut et bifurquent à l’angle droit des jardineries et grandes surfaces, pour aller vers la vérité. L’office de tourisme communautaire, qui a fait le choix de se positionner sur le premier week-end de mars, avait réuni 50 exposants et programmé cinq conférences. Le thème choisi cette année : à quoi ressembleront nos jardins de demain ?

La réponse était sous la halle de la Catalane, au contact des professionnels. Les pépinières Figoli, qui produisent des figuiers dans le Var, étaient dans le créneau prôné par les organisateurs. « Ce qui me motive c’est de présenter des collections de figuiers d’autres régions, soulignait le responsable, et particulièrement ici dans les P.-O. où il y a de nombreuses variétés du pays comme la figue de Cabestany, de Néfiach, la coll de Senyora. Je trouve que le figuier parle aux gens. Ici, dans le sud, on a un affect pour cet arbre qui parle à tout le monde. Je suis conservateur de variétés qui ne se trouvent pas dans les grandes surfaces. Et si les gens ont besoin d’un avis pertinent, je suis à leur disposition ». Le conseil, c’est aussi ça la clef de la réussite de l’Art des jardins.

Des conseils, Bernadette de la pépinière Les Rosiers des Merles dans le sud-Ardèche, en a beaucoup donnés durant le week-end. Les vieilles variétés de roses c’est son affaire. « J’ai repris la pépinière de la Roseraie de Berty. Je multiplie en agriculture bio les rosiers issus de la collection Éléonore Cruse. Ces rosiers sont plus résistants que les rosiers modernes. Les roses sont plus parfumées ».

Plus près de nous, à Pézilla-la-Rivière, la pépinière Passiflore est sur le créneau des plantes vivaces et arbustes méditerranéens. « C’est dans l’air du temps, résistant à la sécheresse et au climat », explique Alice qui s’affaire pour contenter tous les visiteurs du salon. « On adore ce qu’on fait. On fait pousser des végétaux du semis à la bouture jusqu’à son développement idéal pour la vente ».

Mars c’est le bon moment, le mois des jardins, d’un souffle nouveau que l’Art des jardins a accompagné durant tout un week-end. Et comme dit ce dicton que n’aurait pas renié Michel Lis : « Taille tôt taille tard mais taille en mars ».

L’Indépendant