SAVOIR-FAIRE. Mode et création étaient à l’honneur.

Le salon de la couture, organisé à La Catalane par le Syndicat de la couture des Pyrénées-Orientales et la Maison de l’artisan, a marqué les esprits. Le public a pu y saisir l’essence même de ce métier de couturière, dont l’amour du travail bien fait, la passion, la patience sont les caractéristiques. À l’heure où triomphe un consumérisme effréné, la couture revient au premier plan, comme dans l’immédiate après-guerre, où les ateliers foisonnaient à Ille-sur-Têt. Ce succès n’est pas un hasard, car les nouvelles technologies ne remplaceront jamais le savoir-faire. Ce salon a démontré que couturiers et couturières n’envisagent pas autrement leur profession.

Des passionnées

Sylvie Campigna, D’un point à l’autre, en est l’illustration, elle y apporte sa touche personnelle dans l’art et la décoration de la table, en travaillant les Toiles du soleil : « J’ai toujours adoré ces tissus. C’est naturel, c’est catalan. Ce sont des couleurs lumineuses qui réchauffent le cœur ». On sent sourdre la passion chez cette couturière d’art : « C’est mon univers, ce sont mes créations ».

Ghislaine tient le stand de maroquinerie artisanale Lou Jaïa : « Je suis installée à Corbère depuis 6 ans. Je travaille de la peau et je conçois tout moi-même, de l’idée au gabarit, patronage et réalisation de l’article. J’ai créé une ligne contemporaine, alliant simplicité et élégance entièrement réalisée à la main ».

Devant l’Atelier de couture Mina, Ivana a servi de modèle durant le salon, allant jusqu’à présenter 13 modèles différents. « On a proposé aux personnes d’essayer les modèles », explique Ivana.

À l’heure du premier bilan, Mériem Ramoul, présidente du Syndicat de la couture était radieuse : « C’est une agréable surprise car on a du monde. C’est un évènement hors normes, très innovant. La réaction du public me touche ». Comme le salon a touché les élus : « La manifestation est magnifique. Je ne pensais pas voir autant d’artistes et de talent », soulignait William Burghoffer, le maire.

L’engouement pour ce salon et ces métiers ouvre une voie différente. Et quelque part c’est rassurant.

L’Indépendant