ENVIRONNEMENT. Natur’Ille lutte contre les déchets.

L’association Natur’Ille était mobilisée dimanche pour un nettoyage des berges de la Têt et du plan d’eau. « On sous-estime toujours le boulot qu’on a. On pense qu’en une matinée on va faire tout le plan d’eau, mais au final on ramasse le moindre petit morceau et ça prend beaucoup de temps », explique Christina Engels qui a cédé sa place de présidente à sa sœur Kaï. Tant il est vrai que les micros déchets (mégots, canettes) prennent moins de place dans la benne à ordures que les matelas où meubles abandonnés dans la nature, mais demandent plus de travail. Tout autant que le très ingrat ramassage du papier toilette. Durant quatre heures, des bénévoles, accompagnés de Patrice Riu, l’élu en charge de la propreté, ont ratissé le terrain. Le résultat était éloquent sur le coup de midi, même si comme Sisyphe l’association Natur’Ille est condamnée à recommencer dans un proche avenir, ce qui ne semble pas décourager la présidente Kaï Engels : « Ce qui me motive c’est de faire ma part de colibri ». Une expression née d’une légende amérindienne racontée par Pierre Rahbi, qui prend là tout son sens, tellement ce travail de ramassage est une goutte d’eau dans un océan de déchets.

Natur’Ille ne désarme pas et sera présente pour faire passer le message à l’occasion du Désertival samedi 31 août, du forum des associations dimanche 8 septembre et samedi 21 septembre à l’occasion de la journée mondiale du nettoyage. « Nous allons faire une action dans le centre-ville avec campagne antimégots, nettoyage, affichage de messages de conscientisation dans les rues de la ville par des affiches éphémères, avec impression du message : « La mer commence ici, ne rien jeter » à côté des égouts au moyen de pochoirs, comptage des déchets ramassés à la fin de l’action. Nous avons besoin de la participation de tous afin de marquer les esprits », avance Kaï Engels.

L’Indépendant