DIADES. Miquela Valls a valorisé l’œuvre de la poétesse.

Les Diades ponsiannes se sont achevées sur une œuvre très personnelle de Simona Gay, Le folklore intime du Roussillon, sur laquelle Miquela Valls a levé le voile, avec le soutien de la chanteuse Leslie Malet, dessinant le travail d’une Simona Gay plus anthropologue que poétesse. Une œuvre majeure que les Illois souhaitent voir publier.

« C’est que nous attendons et que nous espérons, avance Teresa Dalmau, présidente de la Casa Samsó. C’est une partie inconnue de la vie de Simona Gay. On la connaît en tant que poétesse avec ses trois recueils : Aigüas vives, Lluita amb l’angel, La gerra al sol. Le folklore c’est un sacré travail. Elle a commencé à l’écrire dans les années 1930, jusqu’à sa mort en 1969 ».

Il s’agit d’un agglomérat d’informations : chansons mises en musique par Charles Lafon, vieilles prières du pays, proverbes, un recueil de la mémoire orale à Ille et dans les Aspres. Un travail vernaculaire qui prend 50 ans plus tard toute sa dimension.

Au cœur de l’œuvre ponsienne depuis des années, Miquela Valls a sorti de l’ombre Simona Gay. « Miquela travaille sur le patrimoine littéraire d’Ille, de Pons et de Gay depuis 1986. En 2012 lors du 50e anniversaire de la mort de Pons, c’est elle qui a élaboré l’exposition Pons qui est à l’Hospice. Elle connaît bien ce fond de documents ».

La présence de la famille Gay, les deux petites-filles de la poétesse, Antoinette Marche Gay et Marie Dominique Patureau, a étayé cette soirée. « Il s’agissait d’évoquer l’Illoise. Ce qu’il y a d’étonnant, comme on l’a dit, à l’époque personne ne soupçonnait qu’elle était la poétesse qu’elle est. Être la sœur de Pons l’a aidée. Il a été le guide avec son entourage littéraire et en même temps elle était à l’ombre de son frère », souligne Teresa Dalmau.

L’obra poétique de Simona Gay qui rassemble ses trois recueils est aujourd’hui reconnue, mais épuisée. Ces Diades consacrées à la poétesse illoise les ont remis dans la lumière. « Elles ont montré aux Roussillonnais qu’ils ont un patrimoine littéraire important à remettre en circulation ».

L’Indépendant