On ne soulignera jamais assez l’importance de cette Pastorale écrite en 1925 par le chanoine Joseph Bonafont. Elle a été présentée ce mercredi 26 décembre, à 17 heures, en l’église Saint-Étienne. Un moment d’émotion, partagé avec les chanteurs-acteurs, placés sous la direction de Julien Selva-Bénézis.

De décembre à janvier, ce sont huit représentations de La Pastorale qui sont données à travers le département. À Ponteilla, Bouleternère, Baixas, Pézilla, Ille, Le Boulou le samedi 29 décembre, Marquixanes le dimanche 30 et au Carmel de Vinça le dimanche 6 janvier. Que d’investissement, de répétitions et de fatigue. « La fatigue passe au deuxième plan. On y est tellement habitués. Au contraire ça nous donne de l’énergie, du courage pour continuer sur la voie tracée depuis 1985 », explique Marcel Capillaire, celui qui a pris le pas de Jordi Barre. « Jordi est à l’origine de la résurrection de la Pastorale. Il a tenu en 1985 à lancer un pessebre. Et je me demandais comment nous allions faire. Lucien Castillo et Henriette Lesage ont retrouvé les textes du Chanoine Bonafont. Puis le groupe s’est agrandi, un peu léger par moments. Mais là nous sommes entre 45 et 50. Des jeunes sont arrivés et nous donnent envie de continuer ».

En s’inspirant des Évangiles de saint Matthieu et saint Luc, le chanoine a écrit en 1925 une fresque en six actes, qui raconte le mystère de la Nativité, avec ce rôle du roi Hérode, taillé sur mesure pour Marcel Capillaire, qui se fond aussi dans le rôle du pobret. « Le rôle du pobret, qui n’existait pas à l’origine, est un texte de Joan Cayrol. Ça donne à cette Pastorale ce fond d’humanité et de gentillesse du personnage. Moi c’est un rôle que j’aime beaucoup ».

Une Pastorale portée musicalement par Cécile Monier et Julien Selva-Bénézis. Un dévouement sans borne qui élève son niveau. « Julien essaie chaque année de trouver de nouveaux chants. Il a introduit un chant de la liturgie orthodoxe à quatre voix. Chaque année il y a quelque chose de nouveau tout en conservant la trame du chanoine Bonafont ».

L’Indépendant