RETROUVAILLES. Une vague de dix générations a défilé dans les rues de la commune.

La vague intergénérationnelle a ému jusqu’aux larmes l’initiateur Maurice Thibaut, pris au piège de sa propre émotion, de ses souvenirs. « Il s’est réalisé un rêve d’enfant », a souligné le doyen. Depuis le parking de la gare jusqu’à la Catalane, ont défilé en musique avec le groupe des Desmanyacs, toutes les générations nées en « 8 », de 1928 à 2018. De la génération Thibaut à la génération Landau, c’est un siècle qui a défilé, sous les yeux des Illois.

Guy Calvet avait pris sa vague, celle de 1938 : « C’est bon de se retrouver, cela procure quelques émotions et ça fait plaisir. Malheureusement, il en manque beaucoup quand on voit les photos. Surtout quand on s’occupe d’associations. C’est là qu’on le remarque ».

Philippe Piqué, des Catalans du désert, s’est beaucoup investi, avec le soutien du Photo-club illois. « Pour une première et après seulement un mois de préparation, c’est une réussite. Les gens sont contents. Ils ont été touchés par la nouveauté du projet. Pour moi c’est positif. On va le retravailler pour l’année prochaine. Il y a du monde partant pour 2019. Je pense que ça peut-être un événement fédérateur ».

Et le premier magistrat William Burghoffer d’ajouter : « Comme je l’ai déjà dit, c’est Ille. Cela exprime un savoir-vivre et c’est Maurice qui est à l’origine. Il m’en avait parlé lors de la fête du miel. Je ne pensais pas qu’il le fasse si vite. Il faut vraiment de la volonté ».

« Vous ne pouvez pas savoir l’émotion que je ressens. Ce n’est pas la flamme olympique, c’est la flamme de l’amour et de l’amitié que nous avons sous les yeux », a conclu Maurice Thibaut.

L’Indépendant