TRADITION. La pastorale est un trait d’union pour les Illois.

Il y avait quelque chose de touchant dans la juvénile présence, qui semble prendre le dessus au sein de cette pastorale écrite en 1925 par le chanoine Bonafont. Elle est un signe, car la mythologie intime s’est nourrie de cette pastorale, comme elle nourrira cette nouvelle génération. Et ces deux gamines qui ont accompagné à l’orgue un morceau sous la conduite de Cécile Monier, ont vécu un moment fort : « Ce sont mes élèves à l’école. C’est une opportunité. Elles sont venues au pessebre. Cela s’est fait mutuellement. Il faut penser à la relève. Il faut les initier et partager si on veut que cela continue. Je suis là depuis 21 ans sans interruption. Après Henriette Lesage, on s’est partagé avec Pierre Brial. Il y a eu Jordi Barre. Après j’ai appelé Julien Selva, il y a 12 ans. Et on s’est retrouvé tous les deux », a souligné Cécile Monier. Une pastorale qui a grandi jusqu’au moindre petit détail. « On travaille de plus en plus les détails, a expliqué le chef de chœur Julien Selva. Il y a des pastorales meilleures que d’autres. Les gens qui nous ont écoutés il y a 2 ans, nous font remonter que la chorale a progressé au niveau de l’harmonie. Les pupitres sont mieux équilibrés. Et on entend l’harmonie, quand on est dans la polyphonie et en particulier lors du chant de la liturgie orthodoxe et le Cant dels ocells. On a fait aussi un travail de mise en scène pour qu’il n’y ait pas de rupture entre les tableaux ». Julien Selva est en phase avec le groupe qu’il dirige : « On travaille avec des gens motivés, investis. Après à Ille, on a un patrimoine musical, architectural, traditionnel et humain énorme. On n’a jamais perdu le mode de vivre ensemble. Et on le garde au travers de nos traditions ».

L’Indépendant