I. La cabanisation

Un phénomène en recrudescence

La cabanisation consiste en l’implantation sans autorisation dans des zones le plus souvent agricoles ou naturelles de constructions ou d’installations diverses. Le rôle de la commune est de répertorier toutes les constructions illégales et de transmettre les infractions au Procureur. A Ille, on en recense une cinquantaine. La cabanisation est un phénomène préoccupant dont les enjeux sont multiples :

  • Sécuritaires : exposition des occupants aux risques naturels (inondation) avec une possible inaccessibilité des services de secours.
  • Sociaux : exclusion des populations concernées et notamment des enfants.
  • Sanitaires : absence de raccordement au réseau d’eau potable, d’assainissement et d’électricité.
  • Environnementaux : pollution des sites.
  • Financiers : non-perception des taxes et collecte des déchets.

II. L’insalubrité

Le droit au logement décent

Une partie de la population illoise aux revenus modestes habite dans des logements dégradés. Une situation dont profitent les marchands de sommeil qui louent ces logements et s’enrichissent ainsi sur le dos des allocataires. Une réalité qui s’aggrave et contre laquelle la commune d’Ille sur Tet a décidé de lutter. Un répérage de l’habitat potentiellement non décent dans le périmètre du centre ancien, avec une étude de terrain pour vérifier l’état des bâtiments pré-repérés, a permis de recenser de nombreux bâtiments qui font l’objet d’une étude approfondie afin de lancer une demarche d’amélioration de l’habitat en partenariat avec le Sous-Préfet, la Mairie, l’Agence Régionale de Santé, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, la CAF et le Conseil Départemental.

III. Le Stationnement

Bien stationner pour la sécurité de tous

Les comportements anarchiques tels que se garer sur les trottoirs, passages piétons, zones de livraison, accès pompier ou encore arrêts de bus sont formellement interdits. Il est également interdit de laisser un véhicule au même endroit plus de 7 jours. Ces stationnements peuvent se révéler dangereux car ils sont susceptibles de provoquer des problèmes d’accessibilité pour les services d’urgence.

Le montant des amendes :

  • 135 euros : stationnement gênant.
  • Intervention automatique de la fourrière pour stationnement dangereux.
  • 135 euros avec mise en fourrière : stationnement sur un emplacement « handicapé ». Se garer sur une place réservée aux personnes handicapées est une incivilité grave que la municipalité combat avec fermeté.

IV. La propreté des rues

La commune possède une équipe propreté de 4 agents

Certains problèmes restent récurrents face à l’incivisme de quelques-uns…

Malgré l’installation de nombreux distributeurs de sacs canins sur l’ensemble de la commune, les déjections canines constituent l’un des combats les plus difficiles à mener

Le montant des amendes

  • Jeter des déchets sur la voie publique : 35 à 150 euros.
  • Abandonner sur la voie publique des déchets encombrants : 135 à 750 euros.
  • Abandonner, jeter ou déverser des ordures ailleurs que dans les emplacements désignés à cet effet : 1500 euros et la confiscation du véhicule ayant servi à transporter les déchets.
  • Ne pas ramasser les déjections canines : 68 euros.
  • Toute dégradation de l’espace public par tags, graffitis considérés comme des actes de vandalisme, peut entraîner une amende allant jusqu’à 3750 euros.
  • Détériorer ou détruire un bien public, c’est encourir deux ans d’emprisonnement et une amende de 1500 euros à 30 000 euros.

Les amendes ne sont pas perçues par la Commune mais par l’État qui en rétrocède une partie via le Conseil Départemental. Le montant est affecté à l’amélioration de la sécurité routière.