PATRIMOINE. Retour de la Vierge de la porte de la Parayre.

L’histoire est en marche, rue de la Parayre, avec à l’angle de l’avenue Pasteur la restauration de la casa Samsó, qui donne à l’entrée de la rue des allures mauresques.

Depuis quelques semaines la statue de la Vierge a retrouvé sa place dans sa niche au-dessus du porche, après une restauration, effectuée par le Centre de conservation et de restauration du patrimoine (CCRP). Elle avait été déposée en raison des travaux, de la casa Samsó, puis stockée à l’Hospici, avant d’être prise en charge par le CCRP.

Il s’agit d’une Vierge à l’enfant en bois polychrome, métal et verre, dont la conception est certainement du XIXe siècle. « C’était une tradition au Moyen-Âge de mettre la statue d’un saint ou d’une vierge au-dessus des portes de la ville », explique Alain Sanchez, responsable de l’Hospici et guide-conférencier. On en retrouve d’ailleurs une au-dessus de la porte de la Fontaine, alors qu’en levant la tête, on peut apercevoir, une Vierge à l’angle de la rue Sainte-Croix et du Carrer de la Muralla. Elle est enchâssée dans un immeuble adossé au rempart, près de ce qui a été autrefois la porte de la rue Sainte-Croix.

Comme l’explique le descriptif du CCRP, « La statue de la vierge à l’enfant est sculptée en rond de bosse. Debout les bras ouverts, toute vêtue de bleu elle porte une longue robe, ceinturée et drapée sous un manteau long et un voile court ». Une statue qui porte les stigmates de l’histoire et a subi une modification : « Le bras gauche a été refait, avec l’enfant qui est présenté assis dessus. L’enfant est vêtu d’une tunique longue et il bénit de la main droite. […] Au départ la statue devait représenter la Vierge du rosaire et elle a été transformée du point de vue de l’iconographie en Vierge à l’enfant et a été repeinte en bleu à ce moment-là avec l’enfant ».

Avec cette restauration, l’ensemble architectural de la casa Samsó et de la porte de la Parayre, prend date, avant de devenir dans un proche la mairie.

L’Indépendant